Légitimité

Aucune société n’est définitive, les mentalités évoluent, tout change…
Aujourd’hui nous sommes en suspens. Tout le monde a conscience que le monde bouge plus vite que jamais. On ne sait pas à quoi s’attendre. On ne sait plus trop quoi faire. Mais une chose est sûre c’est que l’on n’a plus grand chose à attendre d’un système à bout de souffle…
La légitimité ce n’est pas forcément la continuité, le respect des coutumes, la loyauté vis-à-vis du pouvoir en place. Il est temps de remettre en question cette constitution adoptée il y a 60 ans dans un monde très différent. Que ce soit pour la réformer, partir sur de toutes nouvelles bases ou même la conserver.

Choisir la société dans laquelle on veut vivre,
c’est légitime, non ?
Surtout si on le fait démocratiquement et pacifiquement.

Quelle légitimité avons-nous pour proposez cela ?
Aucune pour l’instant. Tout dépendra du nombre de personnes qui participeront.
La légitimité ne repose pas uniquement sur le nombre de participants, c’est vrai…

Le respect des règles du jeu c’est la légalité.
Le respect des règles morales c’est la légitimité.
Doit-on suivre les règles à tout prix parce que c’est la règle ?
Quelles sont ces règles morales qui fondent la légitimité ?

La démocratie est un débat permanent.
Ce n’est pas parce que l’on doit respecter les règles que ces règles ne doivent pas être mises en question.

Le gouvernement a-t-il la légitimité de s’y opposer ?
Cela reviendrait à dire qu’il refuse d’être remis en question.
Il est vrai que ce projet risque de saper l’autorité du pouvoir. Mais si nous voulons choisir une nouvelle constitution, si nous voulons faire un choix libre, nous devons le faire indépendamment du gouvernement, sinon il sera juge et partie.

Il faut séparer le pouvoir constituant
des pouvoirs exécutifs et législatifs.

Il ne faut pas mélanger les rôles. L’exécutif est là pour gouverner selon la constitution, le législatif élabore des lois qui doivent respecter les droits fondamentaux. En quoi cela devrait-il leur donner le droit de modifier la constitution ?

Si nous voulons une nouvelle donne elle doit se faire en suivant de nouvelles règles.

Le président et les députés ont été élus pour cinq ans, soit … Pourquoi ne pas les laisser en place jusqu’à terme ? La nouvelle constitution serait donc instituée en 2022.

Une bonne partie de la population est « légitimiste », attentiste.
Il faut lui rappeler que ce plan n’est pas une révolution mais un processus démocratique. Il permet à tous de proposer son utopie même si elle est conservatrice : On pourra défendre le statu quo, on pourra dire « je veux garder la cinquième république ». Mais il faudra argumenter…

Est-ce que vous admettez qu’il est légitime de remettre en cause un régime ?
Si oui, à partir de quand décide-t-on de le faire ?
Et comment le décide-t-on ?

Si on doit choisir entre deux procédures,
l’une plus démocratique que l’autre,
laquelle est la plus légitime ?

Il est vrai que l’on peut réformer en suivant la constitution mais c’est très compliqué et cela doit se faire à l’initiative d’élus qui n’ont pas vraiment été choisis pour cela… et qui n’ont peut-être pas très envie de changer un système dans lequel ils se trouvent bien.

On ne peut pas nier que l’on vit dans une démocratie. Mais on ne peut pas non plus dire qu’elle est parfaite et que l’on doit faire avec. Remettre en cause cette démocratie ce n’est pas remettre en cause la démocratie.

Or si on se dit qu’elle n’est pas assez démocratique et que l’on veut y remédier, il est logique de vouloir la réformer sans suivre ses règles imparfaites. Du moment qu’on le fait démocratiquement.